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 La charte du patient ASILAIRE - une satire

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alter



Nombre de messages : 92
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: La charte du patient ASILAIRE - une satire   Jeu 16 Nov - 15:22

CE QUI SUIT EST UNE PARODIE !

en italique, la charte du patient telle qu'elle vaut pour tout citoyen normal

en gras, la charte du patient, telle qu'elle existe en psychiatrie : UNE PARODIE ! mais pas si irréel que cela, au contraire !

.... et ce en gardant en tête que la charte est là pour soulager les peines des patients !!!!!

1- Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement.Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées.

Faux. La psychiatrie est sectorisée. Pas de bol, si vous êtes entièrement à la merci d'un psychiatre peu scrupuleux, borné, paresseux, incompétent et abusif

2- Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en oeuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie.
Le comité d’accueil va veiller à vous immobiliser de force, de vous ceinturer et de vous droguer, au cas où vous auriez la folie d’avoir la réaction d’une personne normale, qui s’attend à avoir un dialogue adulte avec un médecin supposé être compétent et respectueux de ses patients. Prends sur toi la douleur que t’infligent l’arbitraire et les humiliations venant de la part du médecin et du personnel infirmier, car après tout, tu n’as pas compris que tu es en psychiatrie. En gros : apprends le self control ! soit ceinture noir en tai chi.... cela va te distinguer du personnel et de certains médecins qui témoignent d'un certain manque de contrôle de soi-même (cf. les violences arbitraires dues à leur incapacité à la parole respectueuse avec le patient)


3- L’information donnée au patient doit être accessible et loyale.La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent.Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement.

Ne t’attends pas à pouvoir t’enquérir des traitements qu’on t’impose. La loyauté, en psychiatrie, n’est pas du côté du staff (tel que c'est marqué dans la charte du patient NORMAL), mais est supposée venir de ta part. (tu te croyais où toi ? t'es en psychiatrie - donc il faut apprendre le droit du patient A L'ENVERS !)
En psychiatrie tout est à l'envers : à commencer par la loi et les bienséances. La loyauté (devant venir de toi - et oui, tu dois tout prendre sur toi) consiste à parler après que tu es supposé avoir avalé leurs drogues, afin qu’ils puissent vérifier que tu les as bel et bien avalés. Ne demande à personne quels sont les effets secondaires des médicaments qu’on te refile, tu risques juste de te faire remarquer par ta normalité et on va t’avoir à l’œil. La normalité et la lucidité sont les premiêres maladies graves dans l'univers asilaire. Ne discute jamais du choix thérapeutique, sinon on va te mettre sous camisole chimique. Ta mère, ton père, ton conjoint n’ont pas à se pencher sur ce qu’on te fait avaler, sinon ils vont être interdits de visite.


4- Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées.

Ne t’avises pas à être en désaccord avec les pratiques des médecins. La liberté de pensée et le fait d’être éclairé risquent de te faire attirer des maltraitances, car ils sont jugés comme étant des facteurs aggravants de ta "maladie". Tu ne fais qu'aggraver ton cas si tu te montres lucide et exige de droit le respect de bienséances qui ont cours dans la société. Donc, consens, mets de côté ta liberté et ton côté éclairé. Garde les pour toi. On risque de te prendre pour un très grand malade, sinon ! un méchant malade qui rechigne à leurs (mal)-traitement. La lucidité étant prise pour un signe de maladie mentale aggravée là-dedans. Consens et garde ta liberté éclairée pour toi. Sinon ils vont s’acharner contre toi. Donne leur toujours raison, même s’ils se trompent sur toute la ligne. Car tu n'as pas encore compris la règle absolue, non-écrite : ILS ONT BESOIN DE MALADES, quitte à en créer. Donc fais ton malade imaginaire, jusqu'à ce qu'ils se sentent confirmés dans l'utilité de leur profession si douteuse. Car sans malades, il ne seraient plus médecins. Ils seraient assis tout seul sur leur planète comme le roi sur sa planète décrit dans le "petit prince" de st exupéry , pleurant qu'ils n'ont plus de sujets ! et du coup le roi n'est plus roi.

5- Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage.

Même pas en rêve. Tu es dans l’asile… tu es un cobaye. Les asiles sont payés et chouchoutés par les groupes pharmaceutiques. Donc : tu as autant de droits qu’une souris dans un laboratoire pharmaceutique. Et ton consentement sera tout au plus aussi « spécifique » que celui d’une souris de labo.


6- Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles.Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.

Même pas en rêve. Déjà il est malvenu de faire signe de lucidité là-dedans, donc ne t’attends pas à être mis au courant ou qu’on te demande une signature pour consentir au test de ces drogues. Ils testent sur toi de nouvelles molécules, dont les effets secondaires seront publiés dans 10 ans (quand tu en seras mort, avec un peu de chance) dans des journaux scientifiques dont tu n’es pas sensé comprendre le contenu. Le jour où la nouvelle molécule t'auras détruit, ne t'attends pas à recevoir des honneurs ou hommages posthumes.
Si ton foi, coeur etc te lâchent ou bien que tu deviennes psychotique ou suicidaire, c’est parce que tu auras accompli ton rôle de cobbaye à tes dépens. Tu n'auras été qu'un "dommage colatéral", sur lequel des psychiatres sans scrupules vont construire leur renommée internationale (cf. Anna O). On te remerciera comme une souris de labo avec les mots "vous êtes guéri", même si vous allez trépasser dans les mois à venir, suite aux effets secondaires non encore constatés officiellement.


7- La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose.

Détrompe toi ! quand tu finis dans un asile, c’est comme si tu étais sur mars. L’Etat de Droit est mis hors circuit et N'EXISTE PAS. Et n'ose jamais invoquer ta CROYANCE en l'Etat de droit - c'est signe de maladie aggravée là-dedans. Ils vont te couper de tout moyen de pouvoir contacter le monde civilsé - celui qui est régi par une législation. Car ils veulent des "bons" patients. un bon patient est celui qui avale tout ce qu'on lui refile sans rien dire - au risque de se retrouver dépendant... mais ton avenir leur importe peu (cf. le droits des souris)

8 - La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées.Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité.


Oui ! il faut être très humble et avoir beaucoup de qualités morales afin de prendre sur soi les chambres d’isolement, les humiliations et violences morales, voire physiques venant de la part du staff et qui sont légion dans les asiles. Et ne t’offusques pas si tu dois partager ta chambre avec un dingue qui passe son temps à aller voler les autres pendant leur sommeil ! après tout… ce sont autant d’égards pour ta personne. Et gare à toi tu invoques ta croyance en l'Etat de droit : on va te soigner de ta croyance, avec chambre d'isolment, piqûre etc ! en fait tu as droit au kit "la totale".


9 - Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.

Eh non. La notion de « respect » n’est plus applicable aux aliénés ! donc oublie ce § . Mis à part la confidentialité qui n’est qu’un camouflet que le médecin brandit face à la famille quand elle s’offusque des maltraitances que leur rejeton subit dans ce chouette endroit. Ils veulent pouvoir expérimenter en tout secret (sur des humains)

10 - La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’ un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit.

Même pas en rêve ! car tu es supposé être frappadingue. L’obscurantisme est la première chose qui règne dans les asiles. Et donc... oublie la lucidité, car c'est comme présenter de l'ail à un vampire. Et n’aies surtout pas l’audace de faire preuve de lucidité. N'exige jamais d’avoir de réponse scientifique probante concernant ton état.

11- La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.

Ne t’avises surtout pas à critiquer l’insalubrité des lieux, la violence verbale ou physique venant de la part de certains infirmiers, les abus et intimidations. FERME LA ! car sinon ils s'acharneront sur toi et tu ne vas jamais sortir de là. Tu sortiras, quand ils t'auront tellement drogués, malmenés que juste pour avoir ta paix tu dis OUI à tout. Si tu as de la chance, ta famile subventionnera à tes besoins après ce traumatisme. Sinon tu peux faire demande du RMI. MAIS PAS MAL DE PERSONNES SE RETROUVENT A LA RUE !

on va me dire : c'est le destin des souris....




CONSEIL !
SI TU TE RETOUVES DANS UN ASILE (HÔPITAL PSYCHIATRIQUE), ne t’offusque pas. Tu es tellement drogué de force que tu ne prends même pas conscience de tout ceci ! En plus il auront tout fait pour t’intimider (à coup de d'injections et de mises en état second forcé, drogués de force ) à un tel point que tu n’oseras plus JAMAIS OUVRIR LA GUEULE !


Ceci était un communiqué du Ministère de la Promotion de la Vertu et de la Répression du Vice en PSYCHIATRIE cyclops
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