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 l'PPP en question

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alter



Nombre de messages : 92
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: l'PPP en question   Mer 13 Déc - 17:31

IPPP = Infirmerie de la Préfecture de Police de Paris
sauf qu'un tribunal vient de reconnaître que cet endroit n'est pas un "lieu de soin"... donc adios l'infirmerie et bonjour le camouflet

(ca me rappelle certaines dictatures qui se cachaient derrière la psychiatrie pour faire disparaître des personnes gênantes)

ah france, ah IPPP quand tu nous tiens ...

L'infirmerie psy de Paris, ''entonnoir'' de la violenceCHRISTOPHE CORNEVIN. Publié le 09 décembre 2006Actualisé le 09 décembre 2006 : 23h35
La préfecture de police de Paris.

(AFP/J. Ayissi).

Le Figaro samedi et dimanche 10 décembre 2006.

Rubrique France: "Quelque 2 500 déséquilibrés sont interpellés chaque année dans la capitale."



TUEURS déments, dangereux psychotiques se disant possédés par le diable, hallucinés ayant poussé un quidam sous une rame du métro, errants en quête d'identité ramassés nus dans la rue, réformés de l'armée urinant sur la tombe du soldat inconnu... Les chemins de la folie avec un grand F trouvent leur terminus à l'infirmerie psychia­trique de la préfecture de police de Paris. Ce lieu discret et unique en France est retranché rue Cabanis (XIVe). Dans le jargon des forces de l'ordre, il est surnommé « I3P » et son histoire remonte au Second Empire, quand les aliénés et les ­délinquants étaient entassés au ­palais de justice.

Aujourd'hui, quelque 2 500 patients y sont conduits chaque ­année, encadrés par la police au terme d'interpellations mouvementées. Près de 70 % de ces déséquilibrés affichent déjà des précédents d'hospitalisation et un sur trois a déjà été conduit à l'I3P, ­souvent pour les mêmes raisons. « Ici, nous ne traitons que les urgences médico-légales, insiste le médecin chef de l'établissement, un ­psychiatre réputé, désireux de préserver son anonymat après avoir été harcelé par d'ex-malades. C'est le passage à l'acte qui détermine les admissions, lorsque le sujet bascule dans la psychose. Lucarne d'observation des faits divers, notre infirmerie reçoit ceux qui présentent un danger pour eux-mêmes ou leur ­entourage et qui posent un trouble grave à l'ordre public. »


Au deuxième étage d'un bâtiment cadenassé à double tour et protégé au rez-de-chaussée par un fonctionnaire en civil porteur du brassard « police », une trentaine de psychiatres, 27 infirmiers et autant de surveillants se relaient 24 heures sur 24.


Une quadragénaire repêchée en pyjama au beau milieu du parc Monceau se repose dans l'une des chambres sécurisées où le mobilier se résume à un lit rivé au sol. Au ­travers d'une vitre incassable, elle quémande une cigarette répétant inlassablement « sorry » lorsqu'un inconnu débarque entre trois policiers en tenue. Comme le veut la procédure, il est déshabillé et ses vêtements sont remisés dans un ­casier. « On a ainsi découvert des collections de cutters, de couteaux, voire des armes de poing », confie un infirmier en entrant dans une pharmacie encombrée de tests susceptibles de détecter la présence de toxiques.


« La violence fait partie de notre quotidien »


Adressé sur décision d'un commissaire de police, l'homme sera placé en observation pendant vingt-quatre heures comme le prévoit la loi. « Cette période est nécessaire pour retrouver un parent ou un collègue de travail, évaluer la dangerosité et éliminer les vapeurs d'alcool, explique un psychiatre. Beaucoup, présentant des troubles d'identité, ont déchiré leurs papiers ou arrivent nus, épuisés et les pieds tuméfiés par des jours de marche... »


Selon les dernières statis­tiques de l'I3P, la « clientèle » est ­désor­mais composée à 40 % d'une population en proie à l'« errance pathologique ». « Paris est devenu une mégalopole vers laquelle ­converge une foule d'inconnus fascinés par les ­lumières de la ville, son anonymat, ses lieux symboliques ou encore les vedettes qui y habitent », poursuit le médecin chef de l'infirmerie psychiatrique comparant non sans ­malice la capitale à un « entonnoir ». Outre de nombreux pro­vinciaux égarés dans les gares ­parisiennes, la police parisienne appréhende, notamment dans les aéroports, de plus en plus de déséquilibrés venant des confins de l'Europe. « Ce qui pose des problèmes de traducteurs lorsque défilent d'un jour sur l'autre des Moldaves, des Slovènes ou encore des Yougoslaves », concède-t-on à la préfec­ture de police où l'on évoque le cas récent de cet Italien placé en observation après deux mois d'errance à Roissy.


Se croyant persécuté et espionné par des forces mystérieuses ­expertes en informatique, il avait perdu son travail puis rompu les ponts familiaux pour fuir vers nulle part... À l'issue de leur passage à l'I3P, plus d'un millier de personnes ont été internées d'office l'année dernière en raison de la dangerosité qu'elles représentaient. « La violence fait partie de notre quotidien », décrypte un psychiatre de l'infirmerie où ont été placées certaines « figures » ayant défrayé la chronique.


Outre la conductrice ayant renversé 80 personnes sur les Champs-Élysées le jour de la victoire de l'équipe de France de football en 1998 ou encore ce magicien qui s'était enchaîné aux grilles du ­palais de justice ceint d'une bombe factice, l'I3P a notamment eu à traiter le cas Brunerie. Le 14 juillet 2002, ce dernier avait tenté d'abattre le président Chirac d'un coup de carabine. Sa responsabilité ­pénale ayant finalement été re­connue, il a été condamné à dix ans de réclusion.

Christophe Cornevin
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_____________________

je veux bien
mais je demande : qu'est-ce que je faisais à l'IPPP ?

ni armes, ni cris, ni violence !

désarmant

les délires en sont pas encore finis
ils viennent à peine de commencer ... concenant l'I3P
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l'PPP en question
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