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 la psychiatrie en question...

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MessageSujet: la psychiatrie en question...   Mer 13 Déc - 16:05

vu sur internet

La situation scandaleuse des hôpitaux psychiatriques et des maisons de retraite (1)
Envoyé par: NChelay
Date: 30/11/06 18:55



Bonjour,
Ce message s'attaque à un épais problème dans notre République, qui est loin d'être nouveau... la question des soins apportés aux "fous", aux vieillards, voire même aux malades en "phase terminale".
On y trouve toutes les glauqueries les plus insoutenables, dans ces "maisons de santé", des mouroirs froids dont on éloigne la famille aux asiles dans lesquels on torture et prive d'intimité les patients, en passant par les maisons de retraite hors de prix qui ne s'occupent pas dignement de leurs pensionnaires.
Si j'associe ces domaines, en fin de compte pas si éloignés, c'est d'abord parce qu'ils ont un problème en commun : le privé y a pris nettement l'avantage sur le public. Dans un asile pour riches, les pensionnaires ont accès à une piscine, à des plats rafinés. A St-Anne, c'est une pièce nue dont le lit est vissé et les fenêtres soudées.
Le plus gros scandale de tous ces instituts réside, à mon avis, dans les moyens offerts à des tiers pour faire interner leurs proches. De là, on trouve nombre d'affaires d'héritages dont on écarte un membre en lui faisant griller le cerveau par docteur interposé. Nombre de vieillards dont on se débarrasse, et d'autres qui échouent dans des foyers. Les vieillards partagent avec les animaux le fait que certains ne peuvent plus parler, ou ne sont pas entendus, et qu'on peut ainsi les torturer en toute impunité.
Il ne faut pas faire de l'alarmisme, mais ces problèmes n'ont jamais été traités en profondeur. Aujourd'hui, la "folie" et la vieillesse sont encore des tabous, là où heureusement le handicap ne l'est plus ( enfin, a au moins été popularisé ). On laisse mourir et se faire torturer des citoyens, sans parler d'expérimentations douteuses de médicaments sur les "toxicos", du cachetonnage à outrance pour zombifier les patients, des ELECTROCHOCS ( en 2006 ! ) dispensés de manière abusive, des chantages sexuels, du voyeurisme et des pratiques de petits chefs nazillons de certains psychiatres.
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MessageSujet: Re: la psychiatrie en question...   Mer 13 Déc - 16:20

extrait de l'article de libé :
"Il y a dans le témoignage de Catherine Herszberg, journaliste qui a passé quatre mois avec l'équipe psychiatrique de la prison de Fresnes, quelque chose de terrifiant. A l'UPH (unité psychiatrique hospitalière) de Fresnes, il y a 47 cellules, donc 47 places, pour des détenus malades mentaux. Des cellules qui s'alignent le long d'un couloir en crépi, bordé de portes en bois trouées d'un oeilleton. Pour voir un patient, il faut demander aux surveillants, les médecins n'ont pas les clés des cellules. A partir de 18 h 30, s'il y a une urgence, on doit attendre le gradé pour ouvrir la porte, et, le soir, les surveillants gradés ne sont que deux pour toute la prison de Fresnes. Impossible de poser une perfusion, puisqu'on ne peut pas la surveiller et qu'un malade peut se pendre avec les tubulures. A l'UPH, c'est toujours complet, toujours à deux doigts d'imploser. Et nul n'ignore les impossibles conditions de travail de ces équipes. En 2004, une étude de deux psychiatres a montré que l' «on compte 7 % de schizophrènes chez les détenus, sept fois plus que dans la population générale. Et 7 % des prisonniers souffrent de paranoïa et de psychose hallucinatoire chronique (PHC), là encore sept fois plus que dehors». ( Libération du 8 décembre 2004).Effondré. Pour expliquer ce désastre, Catherine Herszberg évoque de multiples facteurs. Comme la montée en puissance du tout-sécuritaire, ou le choix de la justice de juger des personnes manifestement malades. Mais aussi une psychiatrie publique qui manque cruellement de moyens. "
les statistiques montrent qu'il y a de plus en plus de personnes qui souffrent de troubles divers dans une société qui en demande de plus en plus à un chacun de nous
et pourtant on ne cesse de fermer des lits en psychiatrie
ce qui est absurde
j'ai maintenant entendu et un infirmier et un médecin me dire que eux ils ne peuvent rien faire... que c'est aux patients de se manifester
peut-être qu'il faudra réfléchir dans cette direction
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MessageSujet: Re: la psychiatrie en question...   Jeu 14 Déc - 12:24

vu sur internet

24 septembre 2006
Les médicaments psychiatriques : traitement ou charlatanisme ?

par Lawrence Stevens, J.D., avocat
traduit de l’anglais par Denis Masse

Les médicaments psychiatriques ne valent rien, et la plupart sont dangereux. Plusieurs causent des dommages permanents au cerveau, aux doses habituellement utilisées. Ces médicaments ainsi que la profession qui défend leur utilisation sont dangereux pour votre santé.

LES ANTIDÉPRESSEURS

Le manuel The Comprehensive Textbook of Psychiatry/IV, publié en 1985, affirme: “Les médicaments de la famille des tri-cycliques sont les antidépresseurs les plus efficaces” (Williams & Wilkins, p. 1520). Mais, dans son livre Overcoming Depression (Vaincre la dépression), publié en 1981, le Dr. Andrew Stanway, un médecin britannique, affirme: “si les antidépresseurs étaient réellement aussi efficaces qu’on nous le fait croire, les taux d’admission dans les hôpitaux pour dépression auraient sûrement diminué depuis les vingt ans qu’ils sont disponibles. Hélas cela n’est pas arrivé. […] Plusieurs études ont trouvé que les tri-cycliques sont à peine plus efficaces que des placebos et certaines ont même trouvé qu’ils n’étaient pas aussi efficaces que des comprimés bidons.” (Hamlyn Publishing Group, Ltd., p. 159-160).
Dans son manuel Electroconvulsive Therapy (La thérapie par électrochoc), Richard Abrams, médecin, professeur de psychiatrie à l’École de médecine de Chicago, explique la raison de la réédition, en 1988, de son livre publié 6 ans auparavant: “Durant ces 6 années, l’intérêt pour les électrochocs s’est grandement accru”. […] Qu’est-ce qui est responsable pour cette volte-face dans la psychiatrie américaine? Peut-être une désillusion avec les antidépresseurs. Aucun ne fut trouvé d’une efficacité thérapeutique supérieure à l’imipramine (un tri-cyclique), âgé maintenant de 30 ans, et les substances introduites plus récemment sont souvent soit moins efficaces ou bien plus toxiques, ou les deux, que les médicaments plus anciens." (Presses de l’Univ. Oxford, p. xi).
Dans son livre, le Dr. Abrams affirme: “Malgré les affirmations des fabricants, il n’y a eu aucun progrès significatif dans le traitement pharmacologique de la dépression depuis l’introduction de l’imipramine en 1958.” (p. 7). Dans la préface de ce livre, Max Fink, médecin, professeur de psychiatrie de l’Université de l’État de New-York à Stony Brook, dit que la raison pour l’usage accru des électrochocs (aussi appelés “thérapies” électroconvulsives ou TEC) comme traitement de la dépression, est ce qu’il appelle “le désappointement au sujet de l’efficacité des médicaments psychotropes” (p. vii).
Dans son livre, Les médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau, publié en 1983, le psychiatre Peter Breggin, médecin, affirme: “La chose la plus importante à dire, au sujet des antidépresseurs les plus fréquemment utilisés, est qu’ils n’ont pas d’effet antidépressif spécifique.” Comme les neuroleptiques, auxquels ils ressemblent beaucoup chimiquement, ils sont hautement neurotoxiques et handicapant pour le cerveau, leurs effets étant le résultat d’un dérangement de la fonction cérébrale normale. [...] Seule “l’opinion clinique” des défenseurs des médicaments défend l’effet antidépressif de ces prétendus antidépresseurs. (Springer Pub. Co., pp. 160 & 184).
Un article du magazine Newsweek, daté du 7 février 1994 dit que “le Prozac […] et ses cousins chimiques comme le Zoloft et le Paxil ne sont pas plus efficaces contre la dépression que les traitements plus vieux.” (p. 41). La plupart des gens à qui j’ai parlé et qui avaient pris ces prétendus antidépresseurs, incluant le Prozac, ont dit que le médicament n’avait pas fonctionné pour eux. Ceci jette un doute sur les affirmations, souvent faites, que 60% ou plus de ceux qui prennent ces médicaments en bénéficient.

LE LITHIUM

On dit que le lithium peut aider les gens dont l’humeur change périodiquement de très joyeuse à très mauvaise. Les psychiatres appellent cela le trouble maniaco-dépressif ou maladie bipolaire. Le lithium fut décrit pour la première fois comme un médicament psychiatrique en 1949 par le psychiatre australien John Cade. Selon un traité de psychiatrie, “pendant qu’il faisait des expériences sur les animaux, Cade remarqua, presque par hasard, que le lithium rendait les animaux léthargiques, ce qui lui donna l’idée d’administrer cette substance à plusieurs patients psychiatriques agités.” Selon ce traité, “ce fut un moment clé dans l’histoire de la psychopharmacologie”. (Harold I. Kaplan, M.D. & Benjamin J. Sadock, M.D., Clinical Psychiatry, Williams & Wilkins, 1988, p. 342). Mais si vous ne voulez pas être léthargique, prendre du lithium serait d’un avantage douteux. Un supporter du lithium comme thérapie psychiatrique admet que le lithium cause “un sentiment plutôt dépressif, généralement léthargique”. Il appelle ça “la léthargie standard” causée par le lithium. (Roger Williams, "A Hasty Decision? Coping in the Aftermath of a Manic-Depressive Episode", American Health Magazine, octobre 1991, p. 20). De la même manière, un membre de ma famille fut diagnostiqué comme maniaco-dépressif et on lui donna une ordonnance pour du carbonate de lithium. Il me confia, des années plus tard: “Le lithium me protégeait de mes hauts mais pas de mes bas.” Cela ne doit pas être une surprise qu’un médicament induisant la léthargie ait cet effet. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les psychiatres affirment quelquefois que le lithium efface les sentiments de dépression, comme si c’était possible qu’un médicament provoquant la léthargie comme le lithium (ainsi que la plupart des médicaments psychiatriques) n’augmente pas les sentiments de dépression et de mal-être – même si on leur donnent le nom d’antidépresseurs.

MÉDICAMENTS TRANQUILISANTS ET ANXIOLYTIQUES

Parmi les médicaments les plus prescrits figurent ceux de la classe des tranquillisants ou anxiolytiques, incluant le Valium, le Librium, le Xanax et l’Halcion. Les médecins qui les prescrivent disent qu’ils ont des effets calmants, combattent l’anxiété, la panique ou bien sont utiles pour aider à dormir. Quiconque croit ces affirmations devrait aller à la bibliothèque la plus proche et lire l’article “High Anxiety” dans le numéro de janvier 1993 du magazine Consumer Reports, ou bien lire le chapitre 11 du livre Toxic Psychiatry (St. Martin's Press, 1991), par le psychiatre Peter Breggin, les deux affirmant que le contraire est plus près de la réalité. Comme tous ou presque tous les médicaments psychiatriques, les prétendus "anxiolytiques" ne guérissent rien mais sont plutôt des substances handicapant le cerveau. Lors d’un essai clinique, 70% des personnes prenant de l’Halcion “ont développé des pertes de mémoire, de la dépression et de la paranoïa” (“Le fabricant de l’Halcion, Upjohn Co., défend un somnifère controversé”, Miami Herald, 17 décembre 1991, p. 13A). Selon le Newsweek du 17 février 1992, “quatre pays ont déjà interdit ce médicament” (p. 58). Dans son livre Toxic Psychiatry, le psychiatre Peter Breggin, parlant des tranquillisants, dit: “comme la plupart des médicaments psychiatriques, l’usage d’un médicament finit par causer une augmentation des mêmes symptômes que le médicament est supposé améliorer” (ibid, p. 246).

LES MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUES ET LE SOMMEIL :
DISTINCTION ENTRE LE SOMMEIL ET L’INCONSCIENCE PROVOQUÉE PAR LES MÉDICAMENTS

Contrairement à l’affirmation que les neuroleptiques, les tranquillisants et les prétendus antidépresseurs sont de bons somnifères, leur véritable effet est d’inhiber ou de bloquer le vrai sommeil. Une fois que je me présentais à un cours de psychiatrie, avec un ami étudiant en médecine, le professeur nous a dit: “La recherche a montré que nous n’avons pas besoin de dormir mais que nous avons grandement besoin de rêver.” Le stade du sommeil où nous rêvons est le plus important. La plupart des médicaments psychiatriques, y compris ceux promus comme somnifères ou tranquillisants, inhibent ce stade très important du sommeil, provoquant un état qui ressemble au sommeil mais qui est véritablement un état d’inconscience sans rêves – pas du sommeil. Le sommeil, en d’autres mots, est une activité mentale importante qui est altéré ou stopé par la majorité des médicaments psychiatriques.
Un magazine de développement personnel conseille: “Ne prenez des somnifères que sur ordre du médecin et pendant pas plus de dix nuits consécutives. En plus de perdre de leur efficacité et de provoquer une dépendance, les somnifères réduisent ou empêchent le stade de rêve du sommeil qui est nécessaire à la santé mentale” (magazine Going Bonkers?, premier numéro, p. 75).
Dans le livre The Brain Book, le professeur Peter Russell Ph.D., de l’Université du Rhode Island, dit: “Durant le sommeil, et particulièrement durant les périodes de rêve, des protéines et autres substances du cerveau utilisées pendant la journée sont régénérées.” (Plume, 1979, p. 76).
Des expériences de privation du sommeil sur des gens normaux ont montré que le manque de sommeil cause des hallucinations s’il dure assez longtemps. (Maya Pines, The Brain Changers, Harcourt Brace Jovanovich, 1973, p. 105). Alors que croyez-vous que sont les conséquences du fait de prendre des médicaments qui inhibent ou bloquent le vrai sommeil?
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MessageSujet: Re: la psychiatrie en question...   Jeu 14 Déc - 12:24

suite : Les médicaments psychiatriques

LES NEUROLEPTIQUES/ANTI-PSYCHOTIQUES/ ANTI-SCHIZOPHRÉNIQUES
LA DYSKINÉSIE TARDIVE

Aussi dangereux que soient les prétendus antidépresseurs, le lithium et les prétendus anxiolytiques (tranquillisants), ils sont loin d’être aussi dommageables que les neuroleptiques, aussi appelés “antipsychotiques” ou “anti-schizophréniques”. Inclus dans cette catégorie sont le Largatil (chlorpromazine), le Mellaril, le Prolixin (fluphenazine), le Compazine, le Stelazine et l’Haldol (haloperidol), ainsi que plusieurs autres. Tenant compte de leurs effets psychologiques, ces prétendus neuroleptiques provoquent le mal-être et non la tranquillité. Ils bloquent (physiquement et par leur action neurologique) en grande partie les facultés d’agir et de penser d’une personne, et cela même aux doses courantes. En handicapant les gens, ils peuvent arrêter presque n’importe quelle pensée ou comportement que le “thérapeute” veut arrêter. Mais ceci ne fait que handicaper une personne, ce n’est pas une thérapie. Le médicament arrête temporairement, ou détruit de façon permanente, les bons comme les mauvais côtés de la personnalité d’une personne. À quel degré le handicap provoqué par le médicament peut disparaître en arrêtant la prise du médicament dépend de la durée de la prise et du dosage administré. Les prétendus médicaments neuroleptiques/antipsychotiques endommagent le cerveau d’une manière plus directe, plus grave et plus permanente que n’importe quelle autre classe de médicaments utilisée en psychiatrie.
Les docteurs Joyce G. Small et Iver F. Small, tous deux professeurs de psychiatrie à l’Université de l’Indiana, critiquent les psychiatres qui utilisent des “psychotropes qui sont connus comme ayant des effets neurotoxiques”, et parlent “de la prise de conscience de plus en plus répandue des effets secondaires indésirables à long terme et quelquefois permanents sur la fonction cérébrale provoqués par les neuroleptiques. La preuve des dommages du cerveau n’est pas mince mais plutôt grossièrement évidente, même pour l’observateur non-initié!” (Behavioral and Brain Sciences, mars 1984, Vol. 7, p. 34).
Selon Conrad M. Swartz, Ph.D., médecin., professeur de psychiatrie à l’École médicale de Chicago, “bien que les neuroleptiques soulagent l’anxiété psychotique, leur effet calmant s’étend à d’autres aspects subtils de la personnalité, dont l’initiative, les réactions émotionnelles, l’enthousiasme, le désir sexuel, l’attention, et la perception du soi. […] Ceci, en plus des effets secondaires, le plus commun étant des mouvements involontaires, sont la preuve de l'altération du cerveau” (Behavioral and Brain Sciences, mars 1984, Vol. 7, pp. 37-38).
Le Mental and Physical Disability Law Reporter, dans un rapport publié en 1985, indique que les tribunaux des États-Unis ont finalement commencé à considérer que l’administration involontaire des prétendus antipsychotiques/neuroleptiques pourrait être affectée par les droits donnés par le premier amendement de la Constitution des États-Unis. “Parce que […] les médicaments antipsychotiques ont la capacité de nuire gravement et même pour la vie à la faculté de penser et de communiquer d’une personne” (“Les plaintes concernant l’administration involontaire de médicaments sont en progression, janvier-février 1985, p. 26). Dans Les molécules du cerveau: la nouvelle science utopique de la psychologie moléculaire (Molecules of the Mind: The Brave New Science of Molecular Psychology), le Professeur Jon Franklin a noté: “Cette ère coïncida avec une prise de conscience croissante que les neuroleptiques, non seulement ne guérissaient pas la schizophrénie, – mais qu’ils endommageaient en fait le cerveau. Soudainement, les psychiatres qui les utilisaient, comme auparavant leurs patients marginaux, furent suspectés de nazisme et même pire” (Dell Pub. Co., 1987, p. 103).
Dans son livre Les médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau (Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain), le psychiatre Peter Breggin allègue qu’en utilisant des médicaments qui endommagent le cerveau, “la psychiatrie a libéré à travers le monde une épidémie qui atteint de un à deux millions de personnes chaque année” (op. cit., pp. 109 et 108). Dans les cas graves, le dommage au cerveau provoqué par les neuroleptiques prend la forme de mouvements corporel anormaux appelés "dyskinésie tardive". Mais la dyskinésie tardive est seulement la pointe de l’iceberg des dommages cérébraux causés par les neuroleptiques. Les facultés supérieures du cerveau sont plus vulnérables et sont dérangées avant les fonctions élémentaires comme le contrôle musculaire.
Le professeur de psychiatrie, le docteur Richard Abrams, médecin, a reconnu que “la dyskinésie tardive a maintenant été détectée après de courts traitements avec des médicaments neuroleptiques (Benjamin B. Wolman [éditeur], The Therapist's Handbook: Treatment Methods of Mental Disorders [Le Manuel du Thérapeute : méthodes de traitement des troubles mentaux], Van Nostrand Reinhold Co., 1976, p. 25). Dans son livre The New Psychiatry (La nouvelle psychiatrie), publié en 1985, le professeur Jerrold S. Maxmen, médecin, de l’Université Columbia, allègue: “le meilleur moyen d’éviter la dyskinésie tardive est d’éviter complètement les médicaments antipsychotiques. À l’exception du traitement de la schizophrénie, ils ne doivent jamais être utilisés plus de deux à trois mois consécutifs. Ce qui est criminel, c’est que beaucoup trop de patients reçoivent des antipsychotiques qu'ils ne devraient pas recevoir.” (Mentor, pp. 155-156). En fait, le Dr. Maxmen ne va pas assez loin. Sa qualification de l’administration des soi-disant médicaments antipsychotiques/anti-schizophréniques/neuroleptiques comme “criminelle” est correcte pour tous les gens, y compris ceux appelés schizophrènes, même si les médicaments ne sont pas donnés assez longtemps pour que les dommages au cerveau en arrivent à la dyskinésie tardive.
L’auteur de la préface d’un livre de quatre médecins, publié en 1980, Tardive Dyskinesia: Research & Treatment (Dyskinésie tardive : recherche et traitement) a fait ces remarques: “À la fin des années soixante, j’ai fait un résumé de la littérature sur la dyskinésie tardive […]. La majorité des psychiatres, ou bien ignoraient l’existence de ce problème, ou bien faisaient des efforts vains pour prouver que ces anomalies motrices étaient cliniquement négligeables ou sans rapport avec la thérapie médicamenteuse. Pendant ce temps, le nombre de patients souffrant de dyskinésie tardive augmenta et les symptômes empirèrent pour ceux ayant cette maladie […]. Il y a peu de chercheurs ou de cliniciens qui ont encore des doutes sur la nature iatrogène [d’origine médicale] de la dyskinésie tardive. […] Il est évident que plus une personne en apprend sur les effets toxiques des neuroleptiques sur le système nerveux central, plus elle voit la nécessité de revoir nos pratiques médicales concernant ces médicaments. Il est malheureux que de nombreux praticiens continuent à prescrire des psychotropes à des doses excessives, et qu’un nombre considérable d’institutions psychiatriques n’ont pas encore mis en œuvre une politique concernant l’administration et la prévention de la dyskinésie tardive. Si ce livre, qui représente les opinions des experts dans ce domaine, peut mettre en évidence la complaisance de nombreux psychiatres, ce ne sera pas une petite réussite.” (in: William E. Fann, M.D., et al., Tardive Dyskinesia: Research & Treatment [Dyskinésie tardive : recherche et traitement], SP Medical & Scientific).
Dans Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain (Médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau), le psychiatre Peter Breggin dit ceci: “Les neuroleptiques sont des substances extrêmement toxiques, ils sont des poisons pour de nombreux organes du corps. Ce sont particulièrement des neurotoxines très puissantes, et ils produisent fréquemment des dommages permanents au cerveau. […] La dyskinésie tardive peut se développer avec de faibles doses, pour un court laps de temps. […] La démence [perte des fonctions cérébrales supérieures] associée à la dyskinésie tardive est habituellement irréversible. […] Rarement me suis-je senti plus triste ou plus impuissant que par la négligence de la psychiatrie à admettre l’évidence qu’elle est en train de causer des lobotomies irréversibles, des psychoses, et la démence chez des millions de patients à cause des traitements aux neuroleptiques.” (op. cit., pp. 70, 107, 135, 146).
Richard Abrams, médecin, professeur de psychiatrie, a mis en évidence que “Les antidépresseurs tri-cycliques sont chimiquement des modifications mineures de la chlorpromazine [Largatil] et furent introduits comme des neuroleptiques potentiels.” (B. Wolman, The Therapist's Handbook [Le manuel du thérapeute], op. cit., p. 31). Dans son livre Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain [Médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau], le Dr. Breggin appelle prétendus antidépresseurs “des neuroleptiques déguisés” (p. 166). Le psychiatre Mark S. Gold, médecin, a dit que les antidépresseurs peuvent causer la dyskinésie tardive. (The Good News About Depression [La bonne nouvelle à propos de la dépression], Bantam, 1986, p. 259).
Pourquoi les prétendus patients acceptent-ils une telle “médication” ? Quelquefois, ils sont ignorants des dommages neurologiques qu’ils s’imposent eux-mêmes en suivant les conseils de leur psychiatre qui leur conseille de prendre ce “médicament”. Mais souvent, si ce n’est pas la plupart du temps, ils sont forcés de prendre le neuroleptique, contre leur volonté. Dans son livre, Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain, Peter Breggin dit: “de manière répétée, dans mon expérience clinique, j'ai vu des patients plongés dans une angoisse et une colère profondes parce qu’ils étaient forcés de prendre des neuroleptiques. […] Le problème est si répandu dans la pratique hospitalière quotidienne qu’une grande proportion doivent subir la menace d’une injection intramusculaire forcée avant qu’ils ne prennent le médicament.” (p. 45).

COMPARAISON ENTRE LE TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE FORCÉ ET LE VIOL

L’administration forcée d’un médicament psychiatrique (ou d’un prétendu traitement comme les électrochocs) est une sorte de tyrannie qui peut être comparée, physiquement et moralement, au viol. Comparez le viol sexuel et l’administration involontaire d’un médicament psychiatrique, injecté intra-musculairement dans une fesse, qui est la partie de l’anatomie où l’injection est habituellement faite : dans le viol sexuel comme dans l’administration involontaire d’un médicament psychiatrique, la force est utilisée. Dans les deux cas les pantalons de la victimes sont abaissés. Dans les deux cas, un tube est inséré dans le corps de la victime contre son gré. Dans le cas du viol sexuel, le tube est un pénis. Dans le cas de ce qu’on pourrait appeler un viol psychiatrique, le tube est une aiguille hypodermique. Dans les deux cas, un fluide est injecté dans le corps de la victime contre son gré. Dans les deux cas, c’est dans (ou près) du derrière. Dans le cas du viol sexuel, le fluide est du sperme. Dans le cas du viol psychiatrique, le fluide est du Largatil, du Prolixin ou une autre drogue handicapant le cerveau. L’invasion corporelle est similaire dans les deux cas, sinon (pour des raisons que j’expliquerai) pire, dans le cas du viol psychiatrique. Similaire aussi est le sentiment d’outrage dans l’esprit de la victime de chaque type d’agression. Comme le disait Thomas Szasz, professeur de psychiatrie, “la violence est la violence, peut importe qu’elle soit nommée une maladie psychiatrique ou un traitement psychiatrique”. Certains, qui ne sont pas “hospitalisés” (c’est-à-dire emprisonnés), sont forcés, sous la menace d’emprisonnement (“hospitalisation”), de se présenter dans un cabinet de médecin toutes les deux semaines pour une injection d’un neuroleptique à longue durée d’action comme le Prolixin.
Pourquoi le viol psychiatrique est-il pire que le viol sexuel? […] La partie de votre corps la plus essentielle et la plus intime n’est pas celle entre vos jambes mais celle entre vos oreilles. Une agression du cerveau d’une personne comme l’imposition d’un “traitement“ handicapant ou dommageable pour le cerveau (comme un psychotrope, un électrochoc ou une chirurgie cérébrale) est un crime visant l’intimité moralement plus horrible qu’un viol sexuel. En termes moraux, le viol psychiatrique est un crime plus grave que le viol sexuel pour une autre raison: l’administration involontaire des “thérapies” biologiques de la psychiatrie provoque des dommages permanents au cerveau. Ceci, contrastant avec le fait que, chez la femme violée, la fonction sexuelle reste habituellement intacte. Elles souffrent bien sûr d’un traumatisme psychologique, mais les victimes d’agressions psychiatriques aussi. J’espère que ces propos ne seront pas interprétés comme minimisant le traumatisme et l’horreur du viol sexuel si je fais la remarque que j’ai défendu en justice des femmes victimes de viol sexuel et que chacune de cette demi-douzaine (environ) de femmes que j’ai connues ont repris une vie sexuelle apparemment normale, et dans la plupart des cas se sont mariées et ont fondé une famille. Au contraire, les cerveaux des personnes ayant subi l’agression psychiatrique ne sont souvent pas complètement fonctionnels à cause des dommages physiques et biologiques provoqués par le “traitement”. Dans un débat télévisé en 1990, le psychanalyste Jeffrey Masson, Ph.D., a dit qu’il souhaitait que les responsables de telles “thérapies” feront face un jour à des “procès de type Nuremberg” (Geraldo, Nov. 30, 1990).

Lawrence Stevens, avocat, a défendu des patients psychiatriques en justice. Ses écrits ne sont pas protégés par le droit d’auteur. Vous êtes encouragés à en faire des copies pour en faire bénéficier d’autres personnes.
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