Alterpsy

Une alternative pour les patients en psychiatrie
 

Alterpsy a malheureusement perdu ses animateurs
Pour poursuivre l'action et l'information autour de la psychiatrie : psychoéducation, DSM-IV en ligne pour tous, action contre la contention mécanique et les abus divers : Neptune prend le relai de ce site depuis l'été 2013
(ceci n'est pas une publicité)

Neptune Bibliotheque Entraide Action sur Troubles Psy
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 manifestation du 18 novembre 2006 à Paris

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
alter



Nombre de messages : 92
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Jeu 16 Nov - 17:24

Manifestation à Paris

samedi 18 novembre aura lieu une manifestation contre le projet de loi "prévention de la délinquance", dans le cadre de laquelle les malades mentaux risquent d'être fichés comme étant des délinquants

le départ aura lieu à place d'italie à 13 heures pour se diriger vers l'assemblée nationale
j'attends d'autres information pour confirmer ces données

merci d'y être présent

car est-ce qu'on est délinquant quand on est étiquetté de fou ?!

mobilisons nous

et puis pour une fois qu'on peut se faire entendre... FAISONS LE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
night



Nombre de messages : 43
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: Re: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Jeu 16 Nov - 20:17

.


Dernière édition par le Dim 26 Nov - 16:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alter



Nombre de messages : 92
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: Re: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Ven 17 Nov - 9:19

C'est le collectif national unitaire à la délation qui organise cette manifestation
http://www.abri.org/antidelation/Appel-a-la-manifestation-le-18

pour que des patients et usagers de la psychiatrie organisent leur propre manifestation, je crains qu'il faut encore attendre longtemps.

Quant aux psychiatres, ne les mets pas tous dans le même panier. Il y a en aussi qui se battent pour promouvoir les droits du patient, même s'ils sont rares et sous représentés.

Si tu as lu mon texte concernant la HO, tu auras pu constater que le fait d'être à la merci d'un seul et unique psychiatre, sans qu'aucune législation ne soit là pour encadrer quoi que ce soit, est un fait que je dénonce hautement. J'ai pu tomber sur des psychiatres raisonnables, autant que j'ai pu tomber sur de vrais fous (psychiatres) contre lesquelles il fallait protéger le patient. Je dénonce la système du "PAS DE BOL", car c'est malheureusement cela la psychiatrie.
Mais que désormais un Préfet, qui n'a acune compétence en matière de psychiatrie, puisse décider de la gravité de l'aliénation frappant un citoyen - c'est annoncer l'aire de l'Etat policier.

Je demande que ni les psychiatres, ni les Préfets n'aient trop de pouvoirs. Je demande qu'il y ait une législation assortie d'une commission opérationnalle, sensés réduire et la toute-puissance d'un psychiatre, autant que que celle du Préfet. Et ce pour la PROTECTION DU CITOYEN qu'on est tous.

Tu as raison de dénoncer l'attitude des psychiatres. Qui avant ne s'offusquaient pas du fait que eux seuls avaient un certain pouvoir décisoire. Et encore... c'est pas le médecin qui décidait de la mainlevée de la HO. Le psychiatre ne faisait que proposer et le Préfet disposait. Par contre, j'ai vu des médecins prolonger inutilement et arbitrairement des HO et ce en refusant d'émettre un avis favorable à la mainlevée de la HO. Cad ils ne demandaient pas la levée de la HO, pour des raisons souvent mesquines. Dans mon cas, la médecin n'a pas demandé la levée de la HO, après le mois de privation de liberté "D'USAGE", parce qu'elle voulait me punir pour le fait que j'ai osé porter plainte contre l'hôpital. Cette psychiatre se croyant en dehors de tout système de droit, faisant régner sa propre loi à l'intérieur de l'asile (en refusant le droit au patient de contacter un médecin tiers ou un avocat) m'a PUNI, parce que j'ai EXERCÉ LE DROIT QUI REVIENT à TOUT CITOYEN DE PORTER PLAINTE QUAND IL SE SENT LÉSÉ. Et autant que je sache fou ou pas fou, on est tous des citoyens ! Et on n'a pas à me punir d'une privation de liberté supplémentaire de deux mois, parce que j'ai juste exercé mon droit de citoyen : celui de porter plainte en bonne et du forme.

Je suis tout autant contre la toute-puissance des psychiatres que de celle des Préfets.

Le débat actuel est un faux débat, étant donné qu'on propose les fausses réponses. Au lieu de vouloir ficher les aliénés dans le cadre de la prévention de la délinquance (donc : aliéné = délinquant), les respsonsables politiques feraient mieux de dooter enfin la HO d'un cadre juridique sensé protéger le citoyen contre tout abus possible. Cad. que ni un seul et unique psychiatre, ni le Préfet ne puissent seuls décider de ce qu'il en est de ton état de santé mental. Mais que tu puisses être expertisé, mais surtout que tu puisses être assisté par un avocat et que chaque partie intervenante se devra de rendre des comptes les plus objectifs possibles.

Mais après on peut aussi se poser des questions concernant les experts psychiatres. Là une fois de plus c'est une grande loterie. Te souviens-tu de l'expert psychiatre officiant dans le cadre du procès d'Outreau ? pour lui ils étaient tous des pédophiles. Alors que les événements ont prouvé par la suite qu'aucun d'entre eux n'était pédophile.

Il faut donc exiger un observatoire national qui surveille et les psychiatres et les experts psychiatres.

Etant donné que dans ce domaine tous les abus sont possibles. Et c'est un danger pour le citoyen. Chaque personne a ses anomalies. On n'est pas des robots. La "normalité" n'existe pas. On a tous une histoire, des ressentis. Des échecs ou des réussites à afficher. Ce qui était agaçant avec l'expert psychiatre que j'ai vu... c'est que la moindre choses insignifiante de ta vie était PSYCHIATRISÉ. C'était d'un agaçant. C'est comme si on te disait : "tu choisis une voiture route ?" donc tu es malade. "tu préfères la bleu", donc tu as ceci ou cela. Si on vivait tous tant qu'on est, en psychiatrisant nos faits et gestes, franchement on ne s'en sortirait plus.

On va vers une psychiatrisation à outrance de la société, alors que la psychiatrie elle-même n'a pas encore pu prouver que c'était une science exacte. Et qu'elle donne encore trop ouvertment dans des abus envers des patients qui sont totalement à leur merci.

Pire ! on prête une importance à la psychiatrie qu'elle n'a pas mérité. Cad. c'est pas une science exacte. C'est une science interprétative. Et deux experts psychiatres peuvent te trouver deux vers différents dans le nez, alors que tu es normal et vit une vie normal, sans déranger personne.

Je dénonce ces dérives.
les psychiatres devraient par respect et pour la protection du citoyen instaurer un observatoire national.

Qu'on leur affecte des étoiles comme dans le Guide Michelin.

Par ailleurs, cela devrait concerner tous les médecins.

Donc au lieu d'enlever le pouvoir décisoire au psychiatre pour le donner à un Préfet qui n'a nulle notion en psychologie, on devrait - pour la protection du citoyen - instaurer des commissions composées de plusieurs personnes venant d'horizon divers, afin de statuer de l'anomalie ou de la dangerorsité de quelqu'un.

Cad une fois de plus la France ne prend pas une décision démocratique et raisonnable. Mais ne fait que déplacer les problèmes pour en créer d'autres. Mais une fois de plus rien n'est fait pour LA PROTECTION DU CITOYEN.

Ce projet de loi a été élaboré pour garantir "la protection du citoyen". mais la protection de QUEL citoyen. Toi, moi, ma grand-mère, n'importe qui peut du jour au lendemain se retrouver en psychiatrie. Et gare à toi, si tu est normal. ils vont te réduire en miettes, jusqu'à ce que tu te foutes de tout et tu le laisses juste encore parler, parler, édifier leurs délires etc.

Pour moi on ne protège pas le citoyen à travers ce projet de loi. On ne fait que renforcer l'arbitraire déjà criant qui régit la HO telle qu'elle existe actuellement.

Dans le code il existe un seul, un seul et unique § justifiant la HO !

Et il n'y a aucune législation qui impose l'intervention d'avocats, de magistrats, d'experts psychiatres, d'un médecin tiers. RIEN !

SUR CHAQUE ordonnance émise par le Préfet était marqué "a tenu de propos incohérents" - alors que le Procès Verbal établi par les flics disait le contraire.
J'ai comparé alors avec d'autres personnes qui étaient en HO. On était tous là parce qu'un Préfet qui ne t'a jamais rencontré, ni entendu juge que tu as tenu des propos incohérents. Mais c'est d'un autisme et d'un mépris du citoyen incroyable.

Quand une femme au Moyen Âge accusée de sorcellerie disait "je suis innocente", on l'a malgré tout brûlé, les gens se disant : "elle tient des propos incohérents"

ON VA OÙ Là ?

La dérive et le danger que constitue ce projet de loi, c'est que déjà tu peux te retrouver étiquetté aliéné par de hasards de circonstances les plus douteux... et en plus tu deviens délinquant ?! alors que tu n'as même pas tué une seule mouche dans ta vie et que jamais personne ne s'est plaint de toi, comme quoi tu serais dangereux, fou ou je ne sais quoi !

C'EST LE DERIVE TOTALE

C'est comme si un policier pourrait décider, sans avoir à mener d'enquête que tu es coupable d'un crime et qu'il te coffre, sans avoir des comptes à rendre à un juge et sans que cette personne n'ait eu droit à un avocat !
VOILA LA REALITÉ DE LA HO ! que ce projet de loi vise à aggraver dans son aspect scandaleusement anti-démocratique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
night



Nombre de messages : 43
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: Re: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Ven 17 Nov - 14:19

.


Dernière édition par le Dim 26 Nov - 16:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
night



Nombre de messages : 43
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: Re: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Ven 17 Nov - 14:23

.


Dernière édition par le Dim 26 Nov - 16:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alter



Nombre de messages : 92
Date d'inscription : 15/11/2006

MessageSujet: Re: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Ven 17 Nov - 14:37

honnête ?! lol
ne me demande pas des questions auxquelles je ne veux pas répondre Wink

car je pense qu'il faut quand même être assez frappé pour choisir le métier de psychiatre.

par contre j'ai vu des psychiatres qui ont respecté ma demande à mon corps défendnant que je ne prendrais jamais aucun neuroleptique, leur disant que c'était de l'argent qu'ils foutaient dans les chiottes, car c'est là qu'ils ont fini. On NE ME DROGUE PAS DE FORCE. au nom du respect de mon intégrité physique Wink

J'ai passé 3 mois à l'asile, sans un seul neuroleptique, prescrit par le médecin Very Happy

et je remercie ce médecin de ne pas m'avoir imposé de force un quelconque neuroleptique.
Une fois, j'avais le blues du fait d'être enfermé là comme une vache dans son pré en regardant les mouches s'écrasant contre les murs (car elles devenaient suicidaire à force de déambuler dans ce milieu lol) ... et que j'allais mal et qu'un infimer s'en alertait... on m'a présenté au médecin de garde se souciant de mon état de tristesse. Alors je lui répondais : "écoutez. Regardez ma situation. J'ai le droit d'être triste comme n'importe quelle personne normale, c'est pas une raison pour me droguer" et on m'a foutu la paix.
C'est pas parce qu'une personne pleure, qu'il faut la shooter des je ne sais quelles molécules.

Mon psychiatre était honnête. Pendant que j'étais en fugue on se téléphonait toutes les semaines. Il aurait aussi bien pu me dénoncer. Il n'en faisait rien. Donc, un psychiatre raisonnable et honnête. Smile
Car être en fugue alors qu'on est en HO, signifie que tu es recherché et fiché chez les flics comme tout criminel de base qui s'est fait la belle

on va dire que j'ai eu une vie agitée Laughing et je reste reconnaissant envers ce médecin qui n'arrivait pas à me faire sortir (le Préfet bloquait tout, au point d'agacer gravement le médecin), de ne pas m'avoir mis tous les flics de france sur le dos (y compris l'armée de l'air afro )

les flics eux-mêmes me foutaient la paix. Ils me voyaient et faisaient comme s'ils ne m'avaient pas vu. Car ils me connaissaient et savaient que cet internement était abusif. et que j'étais parfaitement normal

donc vois-tu ... j'ai vu des médecins absolument foireux, tellement foireux que j'exige leur radiement de l'ordre, mais j'ai aussi eu la chance de tomber sur des médecins assez intègre

je dis "assez", parce que cette façon de psychiatriser tous mes faits et gestes me tapait lourdement sur le système
mais je les parodiais bien et on me laissait faire

les seuls qui étaient contents que je me sois fait la belle, c'étaient les infirmiers, car je dénonçais tous leurs abus qu'ils avaient envers les patients auprès du directeur l'hôpital Basketball
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Klement Bonelli



Nombre de messages : 5
Date d'inscription : 18/11/2006

MessageSujet: Re: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Sam 18 Nov - 16:55

J'étais à la manif. Le collectif d'alternative unitaire anti-libéral de Paris 19e avait indiqué, je cite : "manifestation appelée par les élus communistes contre la politique de Sarkhozy" (la faute est du collectif). Les "communistes" (qui ne sont pas communistes d'ailleurs mais capitalistes d'Etat) se comptaient sur les doigts de la main. Cela alors que c'était une manifestation nationale et que le PCF rassemble quelques 130 000 militant-e-s et 10 000 élu-e-s... Rien ne sert donc de voter pour eux, ils sont juste bons à faire des discours politiciens au Sénat et à l'Assemblée Nationale.

Le syndicat national des psychologues se comptait aussi sur les doigts de la main, tout comme le syndicat des psychiatres pourtant signataire de l'appel à la manifestation.

Voilà une analyse du volet psychiatrique des articles du projet de loi liberticide de Sarkofacho que j'ai faite pour l'association politique dont je fais partie mais dont je ne mentionnerais pas le nom car je ne suis pas là pour faire de la récupération :
Citation :
CHAPITRE V : DISPOSITIONS RELATIVES À LA PREVENTION DES ACTES LES PLUS VIOLENTS POUR SOI-
MÊME OU POUR AUTRUI

Article 18

« L’article L. 3211-11 du code de la santé publique est ainsi modifié :
« 1° Après le deuxième alinéa, est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« « La décision de sortie mentionne l’identité du malade, l’adresse de la résidence habituelle ou
du lieu de séjour du malade, le calendrier des visites médicales obligatoires et s’il en détient, un
numéro de téléphone, ainsi que, le cas échéant, la date de retour à l’hôpital. » ;
« 2° Le cinquième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le maire de la commune
où est implanté l’établissement et le maire de la commune où le malade a sa résidence habituelle
ou son lieu de séjour sont informés de cette décision sous vingt-quatre heures. »

On traite donc les personnes ayant eu une maladie mentale comme des délinquant-e-s potentiel-
le-s, ce qui est en parfaite adéquation avec les dispositions de l'article 21 de ce projet de loi (voir
plus bas).

Article 19

Cet article crée « un traitement national de données à caractère personnel, placé sous l’autorité du
ministre chargé de la santé, destiné à améliorer le suivi et l’instruction des mesures
d’hospitalisation d’office », qui sera accessible directement par « le représentant de l’Etat dans le
département et, à Paris, le préfet de police, le procureur de la République et le directeur
départemental des affaires sanitaires et sociales et les personnes habilitées par eux »
On va donc ficher les personnes ayant eu des troubles mentaux comme des criminel-le-s.

[...]

Article 21

Dans la lignée de l'article précédent [article 20], cet article va permettre au maire, aux commissaires de
police pour Paris, ou au représentant départemental de l'Etat (le préfet), d'envoyer quelqu'un en
hôpital psychiatrique pour trouble(s) « grave »(s) à l'ordre public, où l'intervention médicale ne
sera plus qu'un avis en cas d'urgence, contrairement à ce qui était le cas auparavant où un
certificat médical était nécessaire, ce qui est là aussi inacceptable. Il est à noter aussi que ce
pouvoir du maire et des commissaires de police parisiens est nouveau. On voit bien l'usage qu'il
serait possible de faire de ces deux articles lors de manifestations, de sittings, d'occupations de
lieux publics, ou autre action du prolétariat pour défendre ses conditions de vie et/ou de travail
et/ou obtenir des améliorations de ces conditions. C'est un des articles le plus répressif de ce
projet de loi.

Article 22

Cet article augmente la durée de la période d'observation pour le diagnostic psychiatrique à 72
heures maximum au lieu de 24 heures, et les personnes ainsi hospitalisées , « en vertu » de
l'article précédent, se verront fichées en outre d'avoir été mises sous camisole chimique.

Article 24

Une modification du code de la santé publique portant sur le 1er alinéa de l'article L.3213-7
comme suit : « Lorsque les autorités judiciaires estiment que l'état mental d'une personne qui a
bénéficié d’un classement sans suite, d'un non-lieu, d'une décision de relaxe ou d'un acquittement
en application des dispositions de l'article 122-1 du code pénal nécessite des soins et compromet
la sûreté des personnes ou porte atteinte, de façon grave, à l'ordre public, elles avisent
immédiatement le représentant de l'Etat dans le département, qui prend sans délai toute mesure
utile, ainsi que la commission mentionnée à l'article L. 3222-5. L'avis médical mentionné à
l'article L. 3213-1 doit porter sur l'état actuel du malade. » [On psychiatrise donc la justice.]

La seconde partie de l'article stipule que : « 2° L’article L. 3213-8 est ainsi modifié :
« a) le premier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
« « Il ne peut être mis fin aux hospitalisations d'office intervenues en application de l'article L.
3213-7 que sur les avis convergents de deux psychiatres n'appartenant pas à l'établissement et
choisis par le représentant de l'Etat dans le département sur la liste des experts inscrits près la
cour d’appel du ressort de l’établissement. » ;
« b) au second alinéa, les mots : « ces deux décisions », sont remplacés par les mots : « ces avis
». »
Cet article stipulait auparvant que : « Il ne peut être mis fin aux hospitalisations d'office
intervenues en application de l'article L. 3213-7 que sur les décisions conformes de deux
psychiatres n'appartenant pas à l'établissement et choisis par le représentant de l'Etat dans le
département sur une liste établie par le procureur de la République, après avis de la direction des
affaires sanitaires et sociales du département dans lequel est situé l'établissement.
« Ces deux décisions résultant de deux examens séparés et concordants doivent établir que
l'intéressé n'est plus dangereux ni pour lui-même ni pour autrui. »
Les décisions deviennent ainsi que des « avis », signifiant ainsi que l'Etat gardera la main sur
celles et ceux qu'il a enfermé, et les psychiatres qui pourront donner ces avis ne seront pas
n'importe quels psychiatres, ce qui est inacceptable. Autrement dit, il sera très dur de sortir de
cette hospitalisation d'office et bien plus dur qu'auparavant.

Ce n'est pas de la prévention dont il s'agit, mais du flicage dans le but de réprimer. Ce projet de loi va psychiatriser la délinquance et les mouvements sociaux, en psychiatrisant jusqu'à la justice, et criminaliser les personnes envoyées d'office en hôpital. On s'oriente donc vers une psychiatrie de type de la dictature cubaine à vocation de contrôle social (à Cuba des dissidents sont terrorisés par des électrochocs sans anesthésie, ni relaxants musculaires, je vous laisse donc imaginer...).

De toute façon, on est plus nombreux que le personnel psychiatrique et policier, donc ils n'arrêteront pas comme ça les mouvements sociaux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: manifestation du 18 novembre 2006 à Paris   Aujourd'hui à 20:21

Revenir en haut Aller en bas
 
manifestation du 18 novembre 2006 à Paris
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Alterpsy :: ALTERPSY - une alternative pour les patients en psychiatre :: Témoignages ; entraide-
Sauter vers: