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 la schizoprénie

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MessageSujet: la schizoprénie   Jeu 16 Nov - 16:51

j'ai trouvé cela sur internet (cela me semble être la définition la plus probante) mais je me réserve le droit de garder des doutes envers ces "maladies" qui en attendant ne sont que des concepts ! et je ne traite pas cela en termes de maladies, mais de problématiques, cad ces troubles peuvent se résoudre par une psychothérapie menée par un psy compétent (mais ils sont rares, ce derniers)

Citation :
"Définition de la schizophrénie

La schizophrénie est une pathologie de la personnalité. On aura une déstructuration du système de la personnalité, amenant une incohérence à la fois mentale et au niveau des conduites (accès au dossier "destructuration de la personnalité"). La vie psychique perd son unité, sa stabilité pour aboutir à la dissociation (syndrome dissociatif). On aura également une altération des capacités associatives.

La pensée du schizophrène ("Etre humain s'étant construit un système de relation à l'Autre de type schizophrénique") est définie comme autistique, sans référence aux Autres, coupée de tout contact avec la réalité. Le contenu de la pensée autistique est fait d'expressions symboliques des complexes inconscients: le délire.

Le délire est un processus secondaire à la désintégration de la vie psychique. On trouvera donc de ce fait dans la schizophrénie deux choses:

Syndrome de dissociation... ...Processus primaire.

Délire... ...Processus secondaire.



Le schizophrène ne construit pas son monde en relation avec les Autres. Sa pensée se replie sur elle-même et se nourrit des complexes inconscients, au lieu de se nourrir des échanges relationnels.

L'école française de psychiatrie ajoute à cette définition la notion d'évolution chronique, et de trouble profond d'affectivité, de l'ordre de l'indifférence, de l'apathie, des sentiments paradoxaux, entraînant un affaiblissement de l'intelligence. L'aboutissement d'une évolution schizophrénique est de l'ordre de la démence. Ainsi se distinguent la paranoïa, la bouffée délirante, la psychose hallucinatoire chronique, que les anglo-saxons englobent dans les troubles de la personnalité.


On peut caractériser la schizophrénie par ces 5 notions:

Ambivalence,

Autisme,

Idées délirantes,

Perturbation affective,

Etrangeté.


Conditions étiopathogéniques



Il faut retenir l'aspect multidimensionnel quant aux conditions de survenue.

Il est important aussi de faire une approche étio dialectique de la situation, en ce qui concerne les milieux intérieur et extérieur. C'est une maladie assez fréquente, représentant jusqu'à 1% de la population. La schizophrénie apparaît chez les adultes jeunes (entre 18 et 30 ans), des deux sexes.



Les hypothèses génétiques : Dans une fratrie de schizophrènes, on retrouve 10% de schizophrènes. Au niveau des jumaux vrais, on note 30 à 50% de concordance. Il est donc admis qu'existe un potentiel génétique. Mais d'autres facteurs joueront leur rôle sur ce terrain privilégié...



Le morphotype : Personnage rond, petit... Ou alors longiforme (50%).


Facteur caractériel : On note le caractère schizotyme (inhibé, humeur renfermée, décharge impulsive et inadéquate, rêveur), "normal", qui deviendra schizoïde par accentuation (isolation, rigidité caractérielle, raisonnement morbide, désadaptation sociale).

Dans 30% des cas on note d'autres caractères (hystériques, paranoïaques...).





Neurobiologie : On pense que dans la schizophrénie il y a une hyper sécrétion de la dopamine. Les neuroleptiques, antagonistes de la dopamine, agissent sur cette maladie.





Psychosocial : Il y a beaucoup d'écoles différentes de par le monde.

Rôle des évènements. Les frustrations précoces (théories psychanalytiques de M. KLEIN) avec une Mère pas assez sure d'elle, n'offrant pas un contenant suffisant: A l'adolescence, toutes ces frustrations reprennent une valeur d'actualité. Les conflits infantiles sont réactualisés avec leurs frustrations. On retrouve chez l'adulte schizophrène le ressenti de dépersonnalisation du bébé lorsqu'il s'identifie au "bon sein" puis au "mauvais sein", sans faire la part des choses, en coexistence interne.

Facteur socioculturel. La schizophrénie peut ainsi être une psycho-ethnie. C'est une pathologie typique des sociétés complexes et industrialisées. On note des expressions différentes des délires suivant le pays concerné, bien que la schizophrénie soit présente partout (accès aux dossiers "ethnopsychiatrie").

Rôle familial. Le milieu de "Parents de schizophrène" est dans la norme sociale, de manière parfaite. Par contre on note un dysfonctionnement entre les parents qui sont en mésentente. La Mère est décrite hyper protectrice, le Père est absent au niveau symbolique. Il ne sert pas de modèle. L'Enfant est coincé dans un monde paradoxal et se trouve avec une Mère qui souhaite formellement la guérison de son enfant, et redoute en même temps qu'il lui échappe (accès au dossier "thérapie familiale").

Notion du "double lien". Il y aurait une altération des communications intra familiales. Le double lien est par exemple affirmer quelque chose à l'Enfant, aussitôt contredit dans le geste ou par un ton inadéquat. L'Enfant est mis dans l'impossibilité de sortir de ce processus. Soit il croit ce qu'on lui dit, en niant ses perceptions et en se coupant de la réalité. Soit il croit ses perceptions et il se coupe alors de la relation avec l'Adulte. Cliniquement, on constate cette perte de contact avec la réalité chez les schizophrènes.

Au niveau de la famille il convient de citer la théorie antipsychiatrique: La schizophrénie n'est pas une maladie mais une réaction qu'a imposée la famille, relais de la société (accès au dossier "antipsychiatrie").



Formes de début de la schizophrénie (On en compte 4 )



Modes de début progressif :



On peut observer au départ l'un des trois cas suivants:

Schizoïdie évolutive : C'est la personnalité schizoïde de base, évoluant avec une perte de vitesse, un désintérêt, une inhibition. On note les symptômes de la schizoïdie (isolation, rigidité caractérielle, désadaptation sociale...) avec par exemple une perte du rendement scolaire, un désintérêt dans le travail, une flânerie dans la vie quotidienne ou même une totale incurie. Il y aura des modifications de l'affectivité, avec indifférence aux peines et aux joies habituelles, sentiments paradoxaux, hostilité envers la famille (agie ou non), replis. On note une modification du caractère (taciturne, sauvage...). Cela reprend en gros le tableau de l'adolescent "normal" (accès au dossier "adolescence"). Le sujet n'arrive plus à assumer les activités habituelles.

Forme pseudo névrotique : Vers 18 - 20 ans apparaît un signe névrotique, défense ultime avant l'envahissement psychotique (phobie, hystérie, comportement obsessionnel...).On note ainsi au commencement, des caractères hystériques, ou des formes obsessionnelles, de névroses d'angoisse. Il n'est pas toujours facile de distinguer les formes d'entrée dans la schizophrénie, des symptômes de la maladie concernée. On notera néanmoins parfois des symptômes de dépersonnalisation, des délires d'influence, de la bizarrerie ou des expériences de morcellement, en fait tout ce qui rappelle la psychose (accès au dossier "psychose-état limite-névrose").

Caractère pré-schizophrénique : (ou héboïdophrénie). Se manifeste par une pathologie d'allure perverse mais avec épisodes dépressifs et délirants. L'héboïdophrénie n'est pas toujours facile à distinguer de la psychopathie. Cependant l'héboïdophrène n'a pas eu d'histoire particulière, pas d'abandon et les comportements apparaîtront chez lui de manière relativement soudaine.

Modes de début aigu :



L'entrée dans la schizophrénie se fait par une ou deux bouffées délirantes, avec un intervalle libre entre elles. C'est un début par état psychotique aiguë. On pourra observer aussi des modes de début par accès maniaque, avec quelques notions abstraites, moins de concordance avec le milieu extérieur, une activité beaucoup moins relationnelle que dans l'accès maniaque vrai (accès aux dossiers "bouffée délirante" et "psychose maniaco dépressive").

L'état dépressif pourra aussi être une façon d'entrer dans la schizophrénie (mélancolie délirante, voir dossier sur la "mélancolie").



Formes cycliques :



Petit à petit on voit s'instaurer toute la pathologie schizophrénique, par cycles successifs.



Modes de début mono symptomatique :



Agressions, fugues, brusque dévergondage...

On pourra avoir une T.S. surprenante par la soudaineté. On observe aussi des auto mutilations impulsives, des crimes immotivés.

D'une manière générale, toutes les pathologies mentales peuvent être une porte d'entrée dans la schizophrénie.





Formes cliniques



Hébéphrénie : (ou démence précoce). Survient chez le sujet jeune, marqué d'indifférence, de puérilité. Relations très capricieuses.



Hébéphrénocatatonie : Schizophrénie où les troubles psychomoteurs sont au premier plan. On observe une perte de l'initiative motrice. On note entre autres:

Les troubles du comportement général, avec négativisme, maniérisme, impulsions.

La catalepsie. C'est un signe fondamental qui se traduit par le maintien plus ou moins long des attitudes.

Les troubles neurologiques et somatiques. Déshydratation avec hyper sudation, hyper kinésie et akinésie.

Les troubles de l'état psychique. Le sujet est en opposition et en négativisme permanent.

Schizophrénie simple : La personne est en retrait, solitaire. Grande indifférence à l'égard de la vie (la sienne comme celle des autres).





Période d'état



On décrit deux grands syndromes: La dissociation et le délire. Ces deux syndromes évoluent sur un fond commun: la discordance. La désintégration de la personnalité va se traduire par la dissociation, et l'expression de l'inconscient sera le délire, résultant de la désintégration.

La discordance. On note 4 symptômes qui sont l'ambivalence (2 sentiments contradictoires éprouvés en même temps), la bizarrerie (comportement étrange, fantastique...), l'impénétrabilité (sujet hermétique, dont on ne peut donner aucun sens) et le détachement (peu de contacts avec les Autres. Le sujet vit pour lui).

Le syndrome dissociatif. C'est par lui que s'exprime la perte de la cohésion de la pensée. Le schizophrène a une pensée embrouillée, désordonnée. Les propos sont bizarres, sans lien entre les associations d'idées. On observe des "barrages", durant lesquels il ne pense plus. Ce sont les troubles du cours de la pensée. Il présente aussi des troubles du langage, avec une intonation plate, un rythme inadapté. Le sens des mots est détourné. Le schizophrène ne se sert pas du langage comme d'un outil de communication. Au contraire cela lui permet de se détourner de la réalité, de créer son propre monde. On note aussi une altération du système logique: Causes et effets ne sont plus en rapport. La pensée magique y est présente (ce qu'il pense se réalisera, de façon imperméable à l'expérience), ainsi que la pensée symbolique. Le schizophrène a une logique qui lui est propre, indépendante de l'expérience. On note une désorganisation de la vie affective: Ironie, opposition systématique, dédain, bouderie. Le sujet apparaît très détaché, avec quelquefois des impulsions violentes traduisant la vie affective paradoxale (rires discordants, larmes immotivées...). La régression pulsionnelle est fréquente, tant au niveau alimentaire que des conduites excrémentielles, et la vie sexuelle sera dans une position narcissique intense. Enfin on notera une désorganisation psychomotrice: Les gestes sont maladroits, ébauchés, le sujet a des tics évoluant d'un jour à l'autre. Globalement, le syndrome dissociatif évolue vers une perte de contact avec les Autres. Certaines schizophrénies se limitent à ce seul syndrome dissociatif, sans délire exprimé.

Le délire. Le schizophrène en a une expérience d'étrangeté, coupée de la réalité, et se traduisant par des illusions, des intuitions, des hallucinations et des altérations sensitives. Le délire sera souvent vécu avec une expérience de dépersonnalisation, de perte d'organe, de transformation interne, ou encore de non reconnaissance dans le miroir. Il pourra y avoir des expériences d'influence (pensée imposée de l'extérieur, ou volée...). Le délire sera alors d'ordre paranoïde, avec une notion abstraite, non systématisée.

(accès au dossier "délire").


De tout cela, il faut principalement retenir :

Discordance (Ambivalence, bizarrerie, impénétrabilité et détachement).

Syndrome dissociatif (Troubles du cours de la pensée, troubles du langage, altération du système logique, désorganisation de la vie affective et désorganisation psychoaffective
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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Jeu 16 Nov - 16:56

quand je lis ceci :

Citation :
Le morphotype : Personnage rond, petit... Ou alors longiforme (50%).

j'ai le sentiment de lire un mauvais bouquin sur l'astrologie ! santa

car mis à part d'être petit, grand, gros ou mince... je ne vois pas
j'ai pas encore vu de personne en forme de cube pirat
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night



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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Jeu 16 Nov - 20:53

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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Ven 17 Nov - 9:31

C'est évident que la psychiatrie peut très vite virer en un jeu entre le patient et le psychiatre. Le patient rencontre des problèmes dans la vie, mais il ne dispose pas des moyens analytiques lui permettant de les arraisonner par une analyse. Et le psychiatre n'a pas forcément la formation requise (la psychanalyse et/ou une formation approfondie en matière de psychologie étant une pure option), ni ne veut-il se donner le temps pour analyser la problématique rencontrée par la personne.

Donc dans certains cas, tu vois des patients soulagés qu'enfin ils ont une maladie "mystérieuse", comme si c'était une fatalité. Or cela peut empêcher une approche analytique de la problématique rencontrée. Cela arrange des fois tout le monde. La personne en difficulté ne se sent plus obligée d'aller creuser son passé pour comprendre le comment du pourquoi. Elle peut se shooter en toute conscience, inconsciente des dangers que cela peut représenter. Et le psychiatre peut dormir en paix.

Je ne peux pas jeter de pierre aux patients, car après tout ce sont des personnes en souffrance. Je pense que ce serait à la France de revoir la pratique du métier de psychiatre.

Certains psychiatres peuvent abuser du fait qu'il y a des gens qui souffrent du fait qu'on ne leur ait jamais prêté attention. Quand alors un psychiatre se met à leur coller des maladies tellement compliquées (du fait du flou artisitique qui caractérise les maladies en question)... ils sont soulagés.
Le patient est content, car il pense avoir trouvé un nom à coller sur sa problématique qui est complexe. Et le psychiatre est content d'avoir trouvé un malade. Ce que je dénonce, c'est que ces étiquettes simplificatrices, risquent de faire oublier aux gens que seule une analyse et la compréhension peuvent mener vers une certaine qualité de vie et un certain bien-être. Les neuroleptiques restant des médicaments hautement dangereux.

Mais tout psychiatre qui est honnête avec soi-même dira qu'il ne faut pas s'arrêter aux étiquettes qui peuvent souvent arranger pas mal de gens, surout lui-même.

La complexité est une chose que la société n'aime pas. On doit être là, performant, productif, formaté par des idées simples et tranchées, afin d'être opérationnel au travail. etc. Et on en oublie la vie.

Ceci sont juste des interrogations plus que des allégations. Et je ne peux pas jeter de pierre à une personne qui est en souffrance et qui pour la soulager a recours aux psychotropes. Seulement, ce qui me laisse perplexe, c'est que rares sont les psychiatres qui entament une démarche analytique proprement dite. Ce qui serait quand même nettement plus souhaitable, quand on prend en considération les effets pervers que peuvent avoir pas mal de psychotropes.

Je refuse de donner dans une vision antipsychiatrique radicale. Je pense qu'il faut voir les traitements médicamenteux comme étant juste un soin palliatif, permettant de surmonter une crise, mais qu'après un devoir d'analyse s'impose. Or, souvent, l'aspect psychothérapeutique est négligé pour l'aspect chimiothérapeutique.

Personnellement, je reste sceptique concernant ces "maladies". Il y a des gens qui ont pu voir 3 psychiatres différents et à chaque fois ils ont été diagnostiqués différemment.

Pourquoi j'écris tout ceci ? c'est qu'en France on manque cruellement de thérapies alternatives. Pire : cette piste ne semble même pas être exploitée en France. Alors que dans d'autres pays on s'emploie à trouver des voies alternatives à la chimiothérapie. Les neuroleptiques, antidépresseurs, anxiolytiques restent des substances surnoises et dangereuses. Et le problème est que les psychotropes sont devenus tellement banaux, que les gens ne se rendent même plus compte de leur dangerosité.

Du moins, je ne peux pas accepter l'idée qu'on puisse prétendre pouvoir résoudre des problèmes de la vie ou soigner des bleus à l'âme en allant tripoter dans l'équilibre chimique du cerveau. Car on connaît tous des personnes qui ont connu des bévues à cause des psychotropes qu'ils prenaient. Il serait plus raisonnable et sensé de donner des repères analytiques aux personnes qui sont en souffrance, au lieu de les assommer de "drogues". Drogues qui ont des effets désastreux sur le cerveau, la faculté cognitive et la santé physique.

Ce qui me choque le plus dans le monde asilaire, c'est que les neuroleptiques sont distribués en masse (des doses hallucinnantes), qu'il n'y a aucun effort psychothérapeutique conséquent de la part des médecins et qu'on ne propose pas systématiquement des activités sportives ou artistiques aux internés.

Du moins pour ma part, je suis encore aujourd'hui horrifié quand je repense à ce que j'ai vu dans ces endroits des plus lugubre. C'était un traumatisme en soi.

Pire. J'étais parfaitement sain d'esprit et on voulait me refiler pleins de neuroleptiques. Des médicaments que je recrachais bien sûr, parce que je n'accepte qu'on vienne tripoter dans l'équilibre chimique de mon corps. Après être sorti j'ai fait des recherches et j'étais horrifié. On a voulu me refiler 90 gouttes de Rivotril. Le Rivotril pouvant provoquer des crises d'épilepsie. On voulait tester du Risperdal sur moi, alors que je n'ai rien d'un psychotique. J'ai jamais eu d'hallucinantions. Or quand on va lire la liste des effets secondaires... franchement ! je craignais presque pour ma vie là-dedans, à cause de ce qu'on voulait me refiler et ce alors que j'étais sain d'esprit.

En gros, si j'avais avalé toutes leurs drogues, je serais sorti de là en ayant développé des troubles mentaux, à cause des médicaments qu'on voulait m'imposer. D'ailleurs comme ils ne me trouvaient pas de maladie (à la fin, c'était ma normalité qui leur paraissait être pathologique !!), ils tentaient de tester tout et n'importe quoi sur moi.

heureusement après j'étais tombé sur médecin qui ne m'imposait aucun traitement médicamenteux, car il voyait que j'étais parfaitement sain d'esprit.

Mais rien que le fait que le premier médecin ne voulait pas accepter que j'étais normal (j'étais interné d'office à travers des magouilles des plus obscures - un notable voulait se débarasser de moi)... ça ... ça fait froid dans le dos.

C'est ce vécu qui m'a amené à me poser pas mal de questions sur le fonctionnement le psychiatrie à la française. La France détenant le record mondial concernant la consommation de psychotropes.
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night



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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Ven 17 Nov - 13:57

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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Ven 17 Nov - 14:52

ce qui doit changer, c'est que les psychiatres doivent apprendre les règles de base régissant cette société, tel que le bon sens, la justice, la loyauté et surtout le respect.

par contre, je dis qu'il y a des personnes qui peuvent rentrer dans des situations de crise tellement graves qu'il ne reste plus que l'internement.
Mais en France on a la fâcheuse habitude d'au lieu d'avoir une approche analytique de shooter les personnes. C'est plus facile

Oui, les psychiatres sont lourdement paresseux. Quand je vois le temps que travaille un chirurgien et le temps que travaille un psychiatre... il y a des quoi se poser des questions.

Mais ce que je critique absolument : c'est la façon irrespectueuse avec laquelle on traite les patients internés
et surtout le manque cruel de connaissances en psychologie, voire psychanalyse

tu as vite fait de repérer un médecin incompétent : c'est celui qui bourre au max ses patients de neuroleptiques

ces incompétents là ... il faut les empêcher d'exercer leur métier ; et ils légion !! surtout en province

car tout passe par la parole

et crois-moi des bornés dans le staff médical, j'en ai vu !

j'avais plutôt l'impression face à une médecin que c'était elle qui était mon patient et que je l'analysais que l'inverse ! Very Happy car elle ne comprenai strictement RIEN A RIEN. Et en plus elle pétait les boulons face à ma normalité, ma civilité et mon self controle (j'en jouissais presque lol)

tous les patients qui étaient livrés à elle s'en plaignaient et pour moi cette bonne femme n'a plus le droit d'exercer le métier de médecin. Car j'en ai assez vu et en plus j'étais lucide.

quant à ta question concernant la place de la psychiatrie en société
avant quand quelqu'un pétait un cable ou était en démence on appelait le prêtre
le psychiatrie est une pseudo-science. ils ont des drogues (ce qui est les apparente aux dealers) et pour le reste ils te servent tout un charabia qui ne tient pas la route. Car ils ne sont même pas d'accord entre eux pour définir la schizophrénie. ce qui est en dit long

A mon avis, si les gens se mettent à délirer, c'est que la réalité leur est devenue insupportable et qu'ils ont fini par vivre dans un monde imaginaire. Et à force de vivre dans ce monde, l'esprit finit par mal tourner et il se rend autonome. Mais c'est pas une raison pour étiquetter les personnes comme si elles avaient un cancer ou un handicap physique irréversible. Ce sont des processus qu'on peut régler en entamant une analyse avec la personne.

Même si on dit que cetaines molécules arrêtent certains délires. Ils n'ont qu'un rôle stabilisateur, mais c'est de la responsabilité du psychiatre d'entamer une fois la crise passée une analyser approfondie. Tu ne peux pas sans mauvaise conscience droguer à vie les gens.

le fait est que notre cerveau ne cesse de secréter des substances chimiques. Tu fais du sport, tu fais l'amour, tu te reposes, tu es dans une situation de stress... ton cerveau sécrète des substances chimiques
Mais si des situations de stress ou des traumatismes mettent à dérégler la chimie du cerveau, il y a des pratiques physiques comme le sport, la danse, le yoga etc qui permettent de rétablir l'équilibré chimique.

Les psychiatrent prêtent une grande trop d'importance à ces "maladies" que moi j'appelle juste des phénomènes. Les "maladies mentales" sont des épiphénomènes. Et tu n'es pas schizo à vie. Tu n'es pas dépressif à vie. Tout est une question de recalibrage de l'âme. L'âme et le corps (donc le cerveau) sont en interaction permanente. Donc d'autres solutions existent. Mais le fait est que les neuroleptiques restent la solution de facilité. Mais on ne dit pas qu'ils détruisent le cerveau et on des effets secondaires des plus inquiétants.

Je plaide pour le fait qu'on revise l'enseignement promulgué aux psychiatres. on devrait leur imposer une psychanalyse et une formation approfondie en matière de psychologie.

Savoir lire le plus objectivement possible les mécanismes de l'âme, cela demande beaucoup d'abnégation de la part du soignant. Or rares sont les psychiatres qui disposent de cette qualité.

Etudier l'âme pour pouvoir y intervenir efficacement, demande de l'intelligence, de l'empathie, de l'abnégation, de la perspicacité et beaucoup de générosité.

Bref, quand on voit les thérapies alternatives pratiquées dans d'autres pays, il faut dire que la psychiatrie française est bien désuète et en retard

c'est regrettable
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night



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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Sam 18 Nov - 0:18

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Klement Bonelli



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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Sam 18 Nov - 17:05

Sur le site de la Société Québécoise de la Schizophrénie, il est écrit ceci :

Citation :
Quels sont les symptômes chroniques de la schizophrénie ?

Après contrôle de la phase de psychose aiguë, 80 % des schizophrènes souffrent de symptômes chroniques, qui constituent en fait l’absence d’un comportement adapté aux circonstances.

Voici en exemples quelques-uns de ces symptômes :

• Manque d’expression des émotions, visage fixe, discours monotone.

• Difficulté à maintenir une conversation, réponses brèves.

• Manque d’intérêt, d’énergie, de persistance à effectuer une activité.

• Perte de plaisir dans les loisirs, perte d’intérêt pour des activités sociales ou sexuelles, difficulté à nouer des relations intimes.

• Difficulté à se concentrer, à écouter un long film, à maintenir une lecture.

Ces symptômes peuvent produire un handicap chez le schizophrène. Si celui-ci veut reprendre son travail ou ses études, il s’apercevra avec douleur qu’il n’a plus l’endurance ni la concentration qu’il possédait auparavant.

(Source : http://www.schizophrenie.qc.ca/FR/Infos/index.html)

Sauf que ce sont leurs médicaments qui causent ce handicap :
Citation :
Selon Conrad M. Swartz, Ph.D., M.D., Professeur de psychiatrie à l’école médicale de Chicago, “Bien que les neuroleptiques soulagent l’anxiété psychotique, leur effet calmant s’étend à d’autres aspects subtils de la personnalité, incluant l’initiative, les réactions émotionnelles, l’enthousiasme, le désir sexuel, l’attention, et la perception du soi. … Ceci, en plus des effets secondaires, le plus commun étant des mouvements involontaires, qui sont la preuve d’un dommage au cerveau” (Behavioral and Brain Sciences, Mars 1984, Vol. 7, pp. 37-38).

(Source : http://antipsychiatry.org/fr-drugs.htm)
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Klement Bonelli



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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Sam 18 Nov - 17:44

Citation :
Neurobiologie : On pense que dans la schizophrénie il y a une hyper sécrétion de la dopamine. Les neuroleptiques, antagonistes de la dopamine, agissent sur cette maladie.
(c'est moi qui ai souligné)

Voilà qui montre en quoi la psychiatrie classique n'est pas scientifique. En sciences où on peut observer les faits, ceux-ci doivent être prouvés et vérifiés et non affirmés comme ça...
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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Sam 18 Nov - 18:11

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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Sam 18 Nov - 19:01

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Klement Bonelli



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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Dim 19 Nov - 9:06

J'ai lu ça sur schizophrenia.com ( http://www.schizophrenia.com/diag.php#common ) :
Citation :
Only a doctor can diagnose schizophrenia, or any other psychiatric disorder. Many of the common signs/symptoms are also present in healthy people, usually to a lesser degree.

Traduction : "Seul un docteur peut diagnostiquer la schizophrénie, ou tout autre désordre psychiatrique. Nombre de signes/symptômes communs sont également présents chez les gens sains, habituellement à un degré moindre."

Dans ce cas là tout le monde est schizophrénique allant d'un très léger degré (caractérisé comme normal par les psychiatres du courant dominant) à un degré aigu (considéré comme anormal), et c'est un trait de caractère et non une maladie tout comme on a des gens qui sont malpolis à des degrés divers : de très léger à aigu, tout comme on a des gens naïfs très légèrement jusqu'à une naïveté aigüe où la personne gobe tout. Comme tout est relatif, c'est ainsi très facile de coller des maladies aux gens même s'ils sont sains et extrêmement facile en placant la personne dans un environnement hostile comme le sont les hôpitaux psychiatriques en général.

Le degré d'un caractère de personnalité peut être exacerbé ou diminué par l'environnement social (degré d'aliénation du travail notamment), ou le degré plus ou moins élevé de pollution (chimique, sonore, visuelle, etc.), ou les aliments (avec les allergies notamment ou un déséquilibre en apports de vitamines et oligo-éléments). Le fait de devenir mentalement malade est normal et même sain (c'est une réaction normale) si un, deux ou ces trois critères perturbent la personne voire la met dans une situation de détresse (situation de détresse que les médicaments traitent en empêchant le patient d'exprimer sa détresse : pour comparer, c'est comme si on supprimait à des naufragés les moyens dont ils ont pour appeler à l'aide).

Mais cela le courant dominant ne veut pas en entendre parler car cela remettrait en cause un grand nombre de lobbies capitalistes : chimie, transports, publicité, bâtiment, industrie agro-alimentaire notamment ; et le capitalisme lui-même comme l'aliénation du travail (le fait de se sentir dépossédé de ce que l'on produit, de faire quelque chose pour une finalité qui nous est extérieure, de faire une activité contrainte et non libre, rigide et non créatrice) ne peut être supprimée qu'en renversant ce système oppressant, aliénant et polluant.
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MessageSujet: Re: la schizoprénie   Aujourd'hui à 20:22

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